lundi 18 février 2013

Sénégal : le président Macky Sall en visite en Gambie

Par RFI
Le président sénégalais Macky Sall, est l’invité d’honneur du 48ème anniversaire de l’indépendance nationale de la Gambie. Invité par son homologue gambien qui vit un isolement sur la scène africaine, Macky Sall doit faire le déplacement ce lundi 18 février avec une délégation d’une trentaine de personnes dont plusieurs ministres. Doit-on y voir un signe de décrispation des relations entre Dakar et Banjul?

Peu après son élection, il y a un peu moins d’un an, Macky Sall consacrait sa première visite officielle à Yaya Jammeh, avec en arrière-pensée, débloquer le dossier Casamance. Depuis, les relations entre Banjul et Dakar ont été en dents de scie. Lorsqu’en août dernier, il fait exécuter neuf détenus condamnés à mort, parmi lesquels figurent deux Sénégalais, Yaya Jammeh soulève un vent de protestation de la part de Dakar. Avant finalement, de faire un geste positif en décembre.
Jammeh est alors apparu comme un facilitateur ayant vivement encouragé la libération de huit soldats prisonniers aux mains d’une frange du MFDC, le Mouvement des forces démocratiques de Casamance. Pour plusieurs observateurs du conflit casamançais, ce geste a permis de débrider les esprits dans les nouvelles discussions entamées depuis octobre entre le gouvernement sénégalais et une partie des rebelles indépendantistes.
Seulement, un ancien collaborateur de Jammeh doute de la bonne volonté du président gambien. « Sur ce dossier, souligne cette source, Jammeh n’est pas sincère, la résolution du problème casamançais ne l’arrange pas ».
Enfin, l’autre enjeu de cette visite est d’ordre économique. Dakar et Banjul ont toujours pour projet de construire un pont et de réhabiliter deux axes routiers afin de désenclaver la Casamance.
Outre le président sénégalais, l’Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema, assistera également à un défilé prévu dans la capitale gambienne.
Droits de l'homme
En amont de cette visite de Macky Sall à Banjul, plusieurs ONG (la Raddho, Amnesty, la Ligue sénégalaise des droits de l'homme, la Coalition pour les droits humains en Gambie, entre autres) se sont fait entendre pour rappeler au président sénégalais que la question des droits de l'homme ne devra pas être oubliée dans ses entretiens avec Yaya Jammeh. Le communiqée publié par ces organisations rappelle les actes de torures, les détentions illégales dans les geôles gambiennes. Témoignage de Seydi Gassama, directeur exécutif d'Amnesty International au Sénégal.

rfi.fr

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